faune

Jeudi 17 juillet 2008 4 17 07 2008 10:59
D'abord, avant toute chose, je tiens à m'excuser. Je ne suis pas très présente en ce moment... L'été, on est toujours pris par mille et une chose.
Soit on est en vacances, soit on travaille et on a toute une liste à préparer avant le grand départ. Ouf!
Me voilà, afin de vous donner des nouvelles de mon mini-jardin.

J'ai été attaquée, il y a deux semaines par une petite bestiole (et oui encore une!) qui commençait à manger mes feuilles de tomates et surtout coupait les fleurs de mes plants. Qui dit, pas de fleurs, dit pas de tomates.
Cependant, au début, ne sachant pas à quelle malotrue j'avais affaire, je regardais presque avec attendrissement cette jolie chenille verte venue prendre ombrage dans mes plants.
Par curiosité, en farfouillant sur internet, j'ai compris que c'était une chenille défoliatrice mais de quelle famille? tenthrède, noctuelle?
Apparemment, elle ne s'attaque qu'aux plants de tomates. Et c'est en observant ceux-ci, que j'ai compris qu'elle causait le malheur de nombreux jardiniers. Elle a alors rejoins manu militari, sa copine de gueuleton :
la limace
.

Voici la coupable:

je tiens à préciser que ce ne sont pas les feuilles de mes plants de tomates mais celles d'un arbuste quelconque où j'ai expédié cette chenille.

C'est joli à regarder, la progression d'une chenille...


Les chenilles défoliatrices

On regroupe sous ce nom un certain nombre de chenilles dont les dégâts sont identiques : hyponomeute, processionnaires du pin, du chêne, les bombyx cul brun du saule et du peuplier, les chenilles de noctuelles, les tordeuses.

Symptômes:
Les chenilles consomment les feuilles des arbres ou les aiguilles des conifères. On note une forte défoliation du feuillage. Certaines années les pullulations sont très importantes. Quelques espèces de chenilles ont des poils urticants occasionnant parfois des allergies sévères : les processionnaires du pin, les processionnaires du chêne, les bombyx cul brun du saule et du peuplier.

Végétaux pouvant être attaqués:
Certaines années les pullulations sont très importantes. Quelques espèces de chenilles ont des poils urticants occasionnant parfois des allergies sévères : les processionnaires du pin, les processionnaires du chêne, les bombyx cul brun du saule et du peuplier.









Par clair de lune
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Lundi 7 juillet 2008 1 07 07 2008 14:37
Une après midi, fin mai, au bord de l'Orge en banlieue parisienne.
Il y a concurrence sur la tige de cette plante.D'un côté la coccinelle qui a un petit creux et qui se verrait bien manger quelques pucerons, de l'autre la fourmi qui tient à sauver son petit bétail.
Quand j'ai pris cette photo, je n'avais pas vu la fourmi, c'est en zoomant sur l'ordinateur que j'ai pu apprécier la scène.
Je me suis alors dit, voilà ce qu'il me faut pour contrer mon

attaque de pucerons
! Des larves de coccinelles, cela permettra de contrer l'action protectrice des fourmis de ma terrasse sans forcément les exterminer.
Ceci dit ce sera pour l'année prochaine car pour le moment, je ne suis plus embêtée par ce fléau.


coccinelle, pucerons et fourmi, bord de l'Orge, mai 2008

La coccinelle

Coccinelle est le nom donné aux insectes qui constituent la famille des coccinellidés (Coccinellidae), qui fait partie de l'ordre des coléoptères.
Véritable "ogre à pucerons", elle est aujourd'hui reconnue comme le meilleur insecticide naturel.Dans le langage courant, on appelle aussi la coccinelle la « bête à bon Dieu » car elle est la meilleure amie des jardiniers.
La plupart des coccinelles sont de petite taille, de 0,1 mm à 1,5 cm. De forme arrondie et aux pattes courtes, elles sont marquées de taches ou de points noirs.
Contrairement à une idée reçue fort répandue, le nombre de points sur les élytres d'une coccinelle ne correspond pas à un âge en nombre d'années, ni en nombre de mois. Cela dépend exclusivement de l'espèce, ce qui permet d'ailleurs de la caractériser.

Lutte contre les pucerons
Les colonies de pucerons sont en fait gérées par les fourmis qui se délectent de leur miellat (déjection sucrée). Pour aider efficacement les larves de coccinelle, on peut empêcher les fourmis de monter vers leur colonies de pucerons en badigeonnant le tronc de la plante ou sa tige colonisée avec de la glu.
On trouve les larves de coccinelle, vendues pour la lutte biologique, dans tous les magasins spécialisés en jardinerie, ou en vente par correspondance. Il faut compter entre 20 à 50 larves par m2 de végétation ou entre 5 et 10 adultes par rosier et jusqu'à adultes par arbre infecté de pucerons. Le prix est d'à peu près 12 € pour une boîte d'une cinquantaine de larves.
Le dépose se fait très délicatement, le plus près possible des colonies de pucerons, à l'aide d'un pinceau fin ou d'une pince à épiler (attention à ne pas blesser la larve).

Par chance, ce même jour au bord de l'Orge, mon ami avait photographié un insecte qui nous avait intrigué. En parcourant le net pour cet article, je me suis aperçue par chance que c'était une larve de coccinelle, sauf erreur de ma part.


larve de coccinelle, mai 2008, bord de l'Orge



Par clair de lune
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Mardi 17 juin 2008 2 17 06 2008 07:55
Un matin, comme tous les matins,j'étais en train de faire le tour de mon mini jardin , quand m'approchant de
mes plants de tomates
, je vois...de petits points verts sur le dessous des feuilles! En observant un peu mieux ceux-ci, je me rends compte qu'ils bougent. De plus, il me semble avoir déjà entendu parler des effets indésirables de ces bébêtes sur nos chères plantations.



























pucerons sur plants de tomates, juin 2008


Devant cette invasion, je cours dans ma jardinerie préférée en leur demandant ce que je peux faire.Les vendeurs me proposent alors divers insecticides, mais ayant vu récemment un reportage sur leurs méfaits et sachant que 10% des résidus retrouvés dans la nature sont dus aux particuliers,je décide de ne pas apporter ma contribution. Je me dirige alors vers le rayon biologique et là j'achète un insecticide utilisable en agriculture biologique.
Cet insecticide utilise une plante, le pyrèthre.

Le pyrèthre:

La plante a une certaine importance économique comme source d'insecticide naturel. Les fleurs sont pulvérisées, et on en extrait les composants actifs, un groupe d'esters appelés pyréthrines (C21H28O3, ou C22H28O5) contenus dans divers tissus mais principalement dans les capitules, qui sont vendus sous forme d'oléorésines. L'application se fait sous forme de suspension dans l'eau ou dans l'huile, ou sous forme de poudre. Les pyréthrines attaquent le système nerveux de tous les insectes, et inhibent les moustiques femelles en les empêchant de piquer. À dose inférieure au seuil fatal aux insectes, elles ont toujours un effet répulsif. Elles sont actives contre les poissons, mais bien moins toxiques pour les mammifères et les oiseaux que beaucoup d'insecticides de synthèse, et ne sont pas persistantes car elles sont biodégradables et se décomposent facilement par exposition à la lumière. On considère que ce sont des insecticides parmi les plus sûrs pour un usage dans le domaine alimentaire.

Ceci dit, cela reste un insecticide qui tue sans distinction les insectes présents sur les plants et qui n'est peut être pas anodin pour les poissons...A utiliser avec modération.

Les pucerons:

Les voici de plus près...






















pucerons sur plants de tomates, juin 2008


Les pucerons sont de petits insectes mesurant généralement entre 1 et 4 mm. Ils peuvent être verts, roses, rouges, noirs, bruns, bleus, jaunes ou bien encore bleuâtres. Ils possèdent des antennes situées entre les deux yeux. Leurs pièces buccales forment un rostre ou proboscis. Celui-ci est tenu sous le corps lorsque l'insecte ne se nourrit pas. Le thorax porte six pattes. La plupart des pucerons adultes sont aptères, exception faite de certains mâles, ainsi que de certaines femelles appelées à changer de plante hôte. Leurs ailes sont transparentes et membraneuses. Les antérieures sont plus grandes que les postérieures. À l'extrémité de l'abdomen se trouve la cauda (sorte de queue) qui sert à diriger l'écoulement du miellat, substance sucrée qui sort de l'anus des pucerons. Chez plusieurs espèces de pucerons, on trouve sur l'abdomen deux structures en forme de tubes : les cornicules.




Par clair de lune
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Mercredi 4 juin 2008 3 04 06 2008 00:00
Ce matin comme tous les matins je suis allée faire le tour de mon mini-jardin . Tour, vite fait, vu le peu de plantes à admirer pour le moment. Ainsi je regarde
mes plants de tomates
, mon carré d'aromatiques ou de simples et mes menthes...Et que vois-je? Horreur, quelqu'un a mangé ma sauge pendant la nuit!
Un trou, des trous sur ma sauge et sur ma menthe principalement.
























feuille de sauge, sur ma terrasse, mai 2008




Hors de question, que je laisse le coupable impuni...
Armé de ma paire d'yeux, je me mets alors dans une quête sans pitié du responsable.
Je soulève, un à un , les quatre godets dans lesquels j'avais mis à pousser de la menthe sauvage.Et là, je la vois, blottie, en train de récupérer d'une nuit de saccages, l'estomac plein.
























limace, sur ma terrasse, mai 2008

Je décide, lors d'un jugement arbitraire, l'exil de cette gourmande avec interdiction de s'approcher à moins de 500 mètres de mes plants. Son sort serait funeste si jamais, elle décidait de revenir dans mes contrées.

Mais, restons studieux. Essayons, de mieux connaître ce petit être qui nous fait concurrence, utile à bien des niveaux tout de même.

La limace

Les ancêtres des limaces habitaient les mers. Ils ont évolué et se sont transformés au cours du temps, pour donner
aujourd'hui quelque 103 000 espèces différentes, marines ou terrestres. L'évolution la plus importante a été la transformation des branchies en poumons et une adaptation au milieu terrestre par la production d'un mucus très particulier. La limace reste cependant très dépendante de l'humidité. Elles ont une fonction écologique importante en intervenant dans le contrôle de la végétation et dans le recyclage de la nécromasse. Elles offrent une source de nourriture importante pour de nombreuses espèces dont les oiseaux. Elles sont source de problèmes pour les agriculteurs et les jardiniers, problèmes qui ont entraîné la production de pesticides spécialisés (anti-limaces ou limacides), qui se sont hélas avérés polluants et toxiques pour beaucoup d'autres espèces. Les méthodes alternatives sans toxiques étant peu compatibles avec l'agriculture intensive, les limaces, comme les escargots et de nombreux invertébrés ont beaucoup reculé ou disparu d'une grande partie de leur habitat, victime des pesticides.

Reproduction:
Comme l'escargot, la limace est hermaphrodite, c’est-à-dire qu'un même individu est tantôt mâle et tantôt femelle. Les organes mâles sont d'abord activés, puis c'est au tour des organes femelles. Le déclenchement de ces deux phases de l'activité sexuelle est régulée par un système hormonal.

Déplacement:
Elles sortent en général la nuit et ne s'activent que dans une fourchette de conditions thermo-hygrométriques (minima/maxima).Les limaces se déplacent peu. Elles peuvent parcourir en conditions optimales entre 4 et 7 m quotidiennement pour la limace grise, 2 et 3 m pour la limace noire. Lorsqu'elles se situent dans une parcelle où la végétation est abondante, les limaces ne se dispersent pas de plus de 50 cm par jour.
Elles repèrent leur nourriture grâce à leurs organes olfactifs et à des papilles gustatives.

S'en débarrasser de manière douce
-Méthode "pot de miel"
On peut se débarrasser des limaces en plaçant une plante qu'elles apprécient particulièrement (consoude, tagette) qui fera qu'elles délaisseront les plantes que vous souhaitez protéger.
-Méthode des plantes barrières
On entoure les plantes à protéger (salades, choux-fleurs,...) de plantes barrière (ail, oignons, moutarde, persil, trèfle, cerfeuil, pomme de terre, capucine, bégonias, cassis,...) nettement moins appréciés des limaces. Méthode qui n'a pas très bien marché pour moi car la sauge se trouve dans mon carré d'aromatiques avec le persil...
-Méthodes mécaniques
Piège à bière
On enterre des récipients au niveau du sol dans lesquels on verse de la bière. L'odeur de la bière les attire et elles s'y noient. En fait ce qui les attire c'est le houblon qu'elles confondent avec la chicorée dont elles raffolent.
Planche de bois
On peut aussi poser une planche de bois pour qu'elles puissent s'y réfugier la nuit. Au matin, il suffit de la retourner et les oiseaux et autres animaux (comme les orvets, etc.) se délecteront de ce met délicieux.
Purin ou paillage
Un purin ou un simple paillage de fougère aigle permet également de les éliminer de façon naturelle.
cendre
La cendre de barbecue ou de cheminée peur être étalée sur 1 cm d'épaisseur pour protéger une zone sans limaces.









Par clair de lune
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Samedi 24 mai 2008 6 24 05 2008 08:00
Alors, aujourd'hui je vais vous présenter un colocataire de ma terrasse. Rouge et noir, il se remarque rapidement, il ne joue pas la carte de la discrétion mais il est vrai que sa couleur rouge est là pour éloigner ces éventuels prédateurs. Communément appelé gendarme, son nom sceintifique est pyrrhocore.
En Avril, j'avais assisté à son accouplement  (je suis un peu indiscrète...je sais).

Voici, le pyrrhocore:
















le pyrrhocore, mai 2008, sur ma terrasse

et voici, le résultat de cette union. Les deux petits essaient de suivre tant bien que mal, la traversée de mon paillasson extérieur!
(sachant qu'en général, la "portée" est de 50 ou 60 petits.)







les deux petits pyrrhocores, mai 2008, sur le paillasson de ma terrasse.


Le pyrrhocore

Le gendarme, appelé aussi « suisse », « soldat » ou encore « diable cherche-midi » en raison de son attirance pour le soleil au zénith, est un insecte hémiptère de la famille des Pyrrhocoridae. Il porte le nom scientifique français de pyrrhocore, soit « punaise rouge ». Son nom scientifique est Pyrrhocoris apterus (du grec πύρρος(ο), « rouge » et χόρις, « punaise »).
Cette punaise ne sent pas mauvais comme la punaise des bois et le gendarme jouit d'une image plutôt sympathique, au contraire de cette dernière.
La cuticule présente des dessins en rouge et noir évoquant un masque de style africain, et vise à décourager certains prédateurs (coloration aposématique). La teinte et la forme des taches est conditionnée par des éléments extérieurs : l'étendue des pigments noirs par exemple est influencée par la température.

Le Gendarme se nourrit de graines de tilleuls , des oeufs des autres insectes et même d'insectes.
Ils sont donc utiles car ils mangent plusieurs insectes plus indésirables comme les pucerons.
Surtout, ne cherchez pas à les supprimer, ce sont des auxiliaires du jardin.
Par clair de lune
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