Dimanche 13 juillet 2008
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Première plante de notre promenade sur la pointe du cap ferret: le panicaut maritime.J'ai tout de suite apprécié la beauté de cette plante.
Je trouve que le gris argenté des feuilles se marie à merveille avec la douceur du violet des fleurs.
panicaut maritime, juin 2008, pointe du cap ferret
De plus près, on se rends compte qu'un insecte a pris ses quartiers sur la fleur. Si quelqu'un connait le nom de cet insecte?
fleur de panicaut maritime, juin 2008, pointe du cap ferret
Le panicaut maritime
Description :
Plante vivace à feuilles persistantes, épineuses et argentées, et petites fleurs estivales (60 cm de haut).
Habitat et culture :
Cette plante pousse sur les côtes européennes, plutôt sur les sols sablonneux. On cueille la racine en Automne.
Partie utilisée la racine.
Constituants :
Saponines, coumarines, flavonoîdes et acides.
Histoire et traditions :
Au XVII éme siècle en Angleterre, on glaçait la racine du panicaut maritime, que l’on consommait comme sucrerie, mais aussi pour prévenir le scorbut.
Dans son herbier anglais (1735), K’Eogh note que cette plante « provoque la miction et les menstruations, favorise les flatulences et élimine les obstructions du foie, des reins et de la vésicule
biliaire ». Au XVIIIéme siècle, cette plante médicinale était considérée comme étant aphrodisiaque et efficace dans le traitement de certains troubles neurologiques comme la paralysie et les
convulsions.
Effets et usages médicinaux :
En Europe, le panicaut maritime est actuellement utilisé en phytothérapie comme diurétique. On le prescrit en cas de cystite et
d’urétrite ainsi que pour soulager les calculs rénaux. Il ne dissout probablement pas ces derniers mais en retarde la formation. Le panicaut maritime
traite également l’augmentation et l’inflammation de la prostate et guérirait les troubles respiratoires.
Une petite poésie pour finir...
Maintenant que mon temps décroît comme un flambeau
Que mes tâches sont terminées ;
Maintenant que voici que je touche au tombeau
Par les deuils et par les années,
(...)
Et je pense, écoutant gémir le vent amer,
Et l'onde aux plis infranchissables ;
L'été rit, et l'on voit sur le bord de la mer
Fleurir le chardon bleu des sables.
Victor Hugo (Paroles sur la dune)
Cette fiche ne constitue en aucun cas un manuel d'exécution ni une référence
et ne peut remplacer l'expérience et le savoir-faire d'un professionnel.
Par clair de lune
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Publié dans : plantes sauvages
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